Les lectures toquées du Chapelier fou: Vendredi ou la vie sauvage de Michel Tournier

Posté le 1 juin 2015

J’ai lu ce roman durant ma participation au challenge « Week End à 1000″. Et autant vous le dire tout de suite… J’ai été totalement déçue par ma lecture.

Résumé: « Le 29 septembre 17591, Robinson Crusoé est à bord du navire « La Virginie » faisant route vers le Chili. Une tempête frappa le navire violemment. Seul survivant du naufrage, Robinson se retrouve sur une île déserte qu’il nommera « Speranza ». »

Mon avis: Jusque là le résumé me paraissait bien, réécriture du célèbre Robinson Crusoé de Defoe, je me suis dit que tout irait bien. Or, cela va paraître bête mais, les illustrations n’étaient pas de mon goût et paraissaient par moment hors sujet. Le texte à tendance à traîner en longueur, bien qu’il soit simple à lire avec une écriture plutôt limpide. Les personnages sont trop dans les « préjugés », Vendredi = noir = esclave, sauvage… Et, Robinson = maître = fouet (« Robinson a donc sorti son fouet »). Robinson arrive sur son île plein de force, sans égratignure, près à se faire une barque tirée du bateau sans l’aide de personne. Il se sort bien trop facilement de ses embûches. Je n’apprécie pas les rapports qu’entretiennent les deux personnages entre eux. C’est seulement après un événement dramatique survenu presque à la fin du Roman que la conscience de Robinson va changer et que l’on va pouvoir aborder un autre regard sur les personnages et la morale de l’histoire. C’est dommage ! Car il y aurait eu matière à faire un roman très intéressant. 

C’est donc Vendredi qui apprend à Robinson à voir la vie différemment et de l’apprécier réellement, cette fameuse « Vie sauvage ». En effet, Robinson, le maître, se soumet, pour apprendre, comprendre que sa vie d’occidental et ses habitudes sont inutiles sur cette île. En réalité seul cette vision originale m’a plu dans le roman, ce qui est bien maigre et peut-être que ça a sauvé cette lecture d’un « je  déteste » catégorique ! 

Citations tirées du roman: « Est-ce que la lune est le galet du ciel, ou est-ce ce petit galet qui est la lune du sable? »

« Maintenant, ils étaient libres tous les deux. »

 

En résumé: même si ce roman est destiné aux enfants, je pense que l’auteur aurait pu développer plus certains aspects que d’autres.

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